Charte éthique

Cette charte est en adéquation avec « Le droit des patients ».
La direction et le personnel des Châtaigniers s’engagent à respecter les principes suivants :

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    La santé

    Selon la définition de l’OMS, est: « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en l’absence de maladie ou d’infirmité. C’est également le sens que chacun donne à sa vie ».
    En EMS, la santé est une démarche qui permet à une personne âgée de se sentir « suffisamment » bien, pour développer des projets lui permettant de s’investir dans la vie, de se réaliser avec les moyens et les ressources à sa disposition et de négocier ses besoins et ses désirs.

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    La philosophie

    Répondre aux besoins et attentes des clients est une priorité pour le personnel de l’EMS « Résidence Les Châtaigniers » qui s’engage à respecter les valeurs essentielles:
       -  Le Respect
       -  L’Amour
       -  La Confiance
       -  La Liberté
       -  La Croyance             

    Respecter la personne âgée, c’est la considérer :
    Comme une personne unique, avec courtoisie et estime, avec objectivité, sans jugement
    Aimer la personne âgée, c’est lui offrir :
    Un cadre sécurisant, de la disponibilité, une écoute chaleureuse.
    Créer la Confiance, c’est développer :
    L’information, une relation proche, authentique, la confidentialité.
    Les collaborateurs sont attentifs à favoriser tout espace de Liberté :
       - Liberté d’expression et de choix.
       - Chaque personne âgée est libre de pratiquer ses Croyances.
       Un soutien lui est offert si elle le désire.
    Pour garantir ces valeurs, la direction et les responsables de service entendent développer, dans tous les secteurs, une réflexion critique permanente sur la qualité et l’opportunité des prestations offertes.

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    La spiritualité

    Le résidant doit pouvoir trouver dans la confiance et le respect une réponse à ses besoins en harmonie avec sa personnalité et son identité, quelles que soient ses croyances.
    Par son attitude, son écoute et sa présence authentiques, chaque professionnel/elle accompagne le résidant dans ces besoins profonds :
    - la recherche du sens de l'existence
    - l'acceptation de sa condition d'humain avec ses limites d'ici et de maintenant
    - la demande d'être reconnu comme personne, avec tout son mystère et sa profondeur dans le temps qu'il lui reste à vivre.

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    L’éthique

    appliquée aux soins infirmiers consiste à rechercher un compromis, le meilleur ou le moins mauvais possible entre les valeurs des parties en présence (soignants, soignés, famille).Tout soignant se doit de réfléchir à son action, à un moment donné, non pas pour savoir si tel ou tel acte convient mais si celui-ci est bon pour la personne soignée.
    Tout ce questionnement incite les soignants à une profonde réflexion sur la prise en charge des personnes malades. Cela les conduit à exprimer leurs propres valeurs avec parfois l’émergence de conflits de valeurs dont l’épicentre doit rester la personne malade. Pour se faire, la communication soignant- soigné respectera les valeurs de chacun en permettant à la personne soignée de formuler ses désirs, ses douleurs, ses angoisses, etc.

    La personne âgée doit pouvoir terminer sa vie naturellement et confortablement, entourée de ses proches, dans le respect de ses convictions et en tenant compte de ses avis.
    Selon Patrick Verspieren, « L’éthique est : le souci de se donner une chance de faire histoire ensemble et de trouver un chemin où progresser ensemble ».

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    Les principes éthique

    L’autonomie
    Se réfère au droit de la personne
    - au respect, à la considération, quel que soit son état de santé physique ou mentale
    - aux informations nécessaires pour une décision sans contrainte (consentement libre et éclairé) au sujet du diagnostic, des possibilités de traitements et de soins, de l’évolution prévisible, de la participation à un protocole de recherche
    - à la participation aux décisions de soins
    - au respect à la sphère privée, à la liberté de mouvement
    - à l’expression des goûts, des préférences, des sentiments, des valeurs
    - à la participation à ses propres soins dans la mesure de ses possibilités, voire au droit de refuser

    La non-malfaisance
    Se réfère au droit de la personne
    - de vivre dans un environnement aussi sûr que possible
    - d’être respecté dans sa personne, de ne pas être offensé
    - de recevoir les soins et les traitements qu’exige son état
    - de ne subir aucune violence ou contrainte physique ou morale
    - de ne subir de dommages physiques, psychologiques ou moraux
    - de ne pas être tué
    - d’être protégé contre les dommages résultant d’erreurs de comportements et/ou de jugements professionnels

    Au devoir des soignants
    - de reconnaître les dangers potentiels
    - de réduire au maximum les risques de préjudice physique ou psychologique dans les activités de soins et de recherche ou les risques liés au système institutionnel ou à l’environnement
    - d’intervenir lorsqu’un danger est reconnu

    Au devoir de chacun
    - de ne pas nuire délibérément à sa santé, de se protéger contre ce qui peut endommager sa santé

    La bienfaisance
    Se réfère au droit de la personne de
    - recevoir l’aide nécessaire pour protéger sa santé
    - bénéficier des soins et traitements qu’exige son état
    - voir ses symptômes pris au sérieux
    - être en sécurité dans un milieu de soins
    - être respecté dans ses choix et ses options

    Le principe d’humanité
    La dignité de l’individu tient à sa nature et non à ses actes.

    Le principe de proportionnalité
    Pas de traitement disproportionné de par ses effets.

    Le principe de non futilité
    Pas d’acte dénué de bénéfice pour le sujet

    La justice
    Fait référence à l’obligation de décider d’une affectation juste des ressources (justice distributive) et de traiter chacun avec équité selon ses besoins (justice sociale)

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    La prise en soins

    L’approche de la prise en soins de notre EMS se veut  humaniste, basée sur la notion de « caring ». La prise en soins nécessite une implication de tous dans une attitude empathique, attentive et sans jugement à l’égard du résidant. A l’image d’une simple rencontre humaine…
    Elle ne se limite pas à la notion de « prendre soin » mais inclut davantage les notions « d’être préoccupé par… » et « de s’intéresser à… », de donner un sens à notre démarche. Elle est l’affaire de l’équipe pluridisciplinaire en partenariat avec le résidant et ses proches. Le résidant n’est pas considéré uniquement comme un corps malade. Il possède un vécu unique dont le cheminement personnel est à respecter et à prendre en compte dans les soins qu’il recevra jusqu’à la fin de sa vie.

    Le travail en équipe :

    - L’équipe de travail regroupe des professionnels de catégories diverses qui sont obligés pour réaliser l’objectif de : se compléter, de s’articuler et de dépendre les uns des autres.
    - Le travail en équipe implique une convergence des efforts et des travaux personnels pour garantir, le bien-être de la personne âgée et lui prodiguer des soins de qualité.
    - La notion de pluridisciplinarité: prend corps dans la composition d’une équipe à compétences professionnelles multiples et complémentaires, dont le but est de répondre aux besoins diversifiés de la personne

    - Caractéristiques déterminantes de l’équipe pluridisciplinaire :
    - une dynamique : la reconnaissance réciproque des compétences spécifiques et complémentaires de chaque professionnel
    - la circulation de l’information, la communication
    - l’engagement personnel fondé sur l’implication, la participation et la motivation
    - un état d’esprit orienté vers l’action et l’efficacité
    - un projet commun accepté, voulu et respecté qui détermine les actions de l’équipe et les priorités propres à chacun des membres

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    Le référent

    Les différents référents (aide-soignant, infirmier, ergothérapeute et animateur) sont les garants du projet de vie du résidant.
    Il prend en considération le point de vue du résidant sur ce qu’a été et de ce qui est sa vie (valeurs).
    Il optimise et adapte la prise en soins et l’accompagnement grâce à une meilleure compréhension des comportements du résidant au quotidien.
    Il agit dans le sens d’une continuité identitaire.
    Il est le coordinateur de la prise en soins des résidants qui lui sont attribués, en respectant la philosophie de l’EMS.
    Il fournit et maintient la communication entre les intervenants auprès du résidant et de ses proches.

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    Les soins palliatifs

    Les soins palliatifs se construisent dans une démarche pluridisciplinaire autour d’une approche globale, le traitement et la prise en soins de personnes âgées atteintes ou non d'une maladie chronique évolutive.

    Ces soins ont pour objectif de maintenir la meilleure qualité de vie possible jusqu’à la mort. Ils cherchent à atténuer les divers symptômes physiques et psychologiques en fonction des désirs du résidant. Ils prennent également en considération les aspects sociaux, moraux, spirituels et religieux.

    Les soins palliatifs :
    - respectent la vie et acceptent sa finitude
    - respectent la dignité et l’autonomie du résidant et placent ses priorités au centre de l'accompagnement
    - cherchent à soulager au mieux les symptômes difficiles à supporter comme les douleurs, les difficultés respiratoires, les nausées, la souffrance, etc.
    - intègrent la famille et les proches

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    La douleur

    se définit comme une sensation désagréable, associée à des lésions tissulaires réelles ou possibles, ou décrites comme si ces lésions existaient.

    La prise en charge de la douleur est une priorité pour l’équipe pluridisciplinaire.
    Elle est intégrée dans la démarche de l’EMS.
    La douleur est reconnue comme une pathologie en soi : toute personne qui exprime un sentiment de douleur a droit à la mise en œuvre des moyens existants pour la supprimer.

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    La souffrance

    La souffrance est la résonance intime d’une douleur, sa mesure subjective. Elle est ce que l’homme fait de sa douleur, elle englobe ses attitudes, c’est-à-dire sa résignation ou sa résistance à être emporté dans un flux douloureux, ses ressources physiques ou morales pour tenir devant l’épreuve. Elle n’est jamais le simple prolongement d’une altération organique, mais une activité de sens pour l’homme qui en souffre. Si elle est un séisme sensoriel, elle ne frappe qu’en proportion de la souffrance qu’elle implique, c’est-à-dire du sens qu’elle revêt. Entre douleur et souffrance les liens sont à la fois étroits et lâches selon les contextes, mais ils sont profondément significatifs et ouvrent la voie d’une anthropologie des limites. (David Le Breton,philosophe)

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    L’assistance au suicide

    L’EMS RESIDENCE Les Châtaigniers se définit comme le lieu de vie des résidants.

    Une demande d’assistance au suicide est considérée comme un projet de la personne.
    Le résidant peut demander l’intervention d’une équipe extérieure (par ex : EXIT, dignitas, etc.).

    La demande doit être traitée dans le respect des normes juridiques, déontologiques et éthiques des différentes personnes.
    Il est clairement déterminé que l’assistance au suicide ne pose aucun problème juridique en droit suisse, pour autant que l’aide apportée ne réponde pas à un mobile égoïste.

    Lorsqu’une situation se présente, la direction, la responsable des soins ainsi que son adjointe se rencontrent afin de convenir d’une attitude avec l’équipe pluridisciplinaire en accord avec les choix du résidant

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    Les proches

    L’EMS accorde une place importante à la famille et aux proches dans la prise en charge et l’accompagnement du résidant. Ils sont considérés comme des partenaires.
    L’équipe pluridisciplinaire est à leur écoute et les accompagne tout au long du séjour du résidant.

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    La formation

    L’EMS s’engage à offrir aux collaborateurs des formations spécifiques à l’accompagnement des résidants (soins palliatifs, psychiatrie de l’âge avancée, maltraitance)